En visite de travail à Bangui, la mission du Fonds Monétaire International (FMI), conduite par son chef Nazim Belhocine, a salué les efforts économiques entrepris par les autorités centrafricaines sous la conduite du Président de la République, Pr Faustin Archange Touadéra. L’annonce a été faite ce mercredi 8 octobre 2025 au terme d’une audience à la Présidence.

« La République centrafricaine est sur une lancée positive. La hausse du cours de l’or donne un souffle nouveau au secteur minier et d’autres indicateurs économiques sont également rassurants », a déclaré Nazim Belhocine, exprimant la satisfaction du FMI quant à l’évolution économique du pays.


Des réformes soutenues par un programme avec le FMI

Cette appréciation du FMI intervient dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de Facilité Élargie de Crédit (FEC), approuvé début 2023. Ce programme, qui succède à un précédent accord arrivé à terme en 2022, vise notamment à :

  • Renforcer les finances publiques,
  • Améliorer la gouvernance financière,
  • Augmenter les recettes internes,
  • Mieux exécuter le budget de l’État.

Ces réformes économiques s’inscrivent dans la dynamique impulsée depuis le retour à l’ordre constitutionnel, sous la direction du Président Touadéra.


Objectifs de la mission du FMI à Bangui

Séjournant en République centrafricaine du 29 septembre au 8 octobre 2025, la mission avait pour objectif de :

  • Évaluer l’état d’avancement des réformes économiques,
  • Examiner le respect des engagements convenus avec les autorités,
  • Préparer le décaissement de fonds additionnels destinés à soutenir la stabilité macroéconomique,
  • Consolider l’accompagnement budgétaire du FMI à la RCA.

Nazim Belhocine a salué le « dialogue constructif » entretenu avec les autorités centrafricaines, qualifiant les discussions de « fructueuses ».


Le gouvernement centrafricain se dit confiant

Le Ministre des Finances et du Budget, Hervé Ndoba, a réaffirmé la détermination du gouvernement à poursuivre les réformes structurelles engagées :

« Nous devons gérer cette phase avec rigueur en mettant en œuvre les recommandations du FMI afin de mobiliser davantage de ressources et permettre à l’État d’assumer ses charges régaliennes », a-t-il déclaré.

Il s’est également félicité de la validation de la 5ᵉ revue du programme par le Conseil d’administration du FMI, ouvrant la voie à un nouveau décaissement au profit de la République centrafricaine.

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