A L’OCCASION DE LA CEREMONIE DE LANCEMENT DE LA QUATRIEME EDITION DU MOIS DE TRAVAIL 2025

Sur le thème : « La justice sociale pour la promotion du travail décent : levier de développement économique de la République Centrafricaine »

(5 mai 2025)

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;

– Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

– Messieurs les Présidents des Institutions de la République ;

– Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement ;

– Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Chefs des Missions diplomatiques et Chambres Consulaires accrédités en République Centrafricaine ;

– Mesdames et messieurs les représentants des Organisations Internationales en République Centrafricaine ;

– Monsieur le Gouverneur de la Région du Bas-Oubangui;

– Monsieur le Maire de la Ville de Bangui ;

– Mesdames et messieurs les représentants des Organisations d’employeurs ;

– Mesdames et messieurs les représentants des Organisations des travailleurs ;

– Mesdames et messieurs les représentants de la société civile ;

– Mesdames et messieurs les promoteurs d’emplois ;

– Chers amis de la Presse ;

– Chers élèves et étudiants, nos futurs travailleurs ;

– Chères Travailleuses, Chers Travailleurs ;

C’est avec une grande fierté et une réelle satisfaction que je préside aujourd’hui, la cérémonie de lancement de la 4ème édition du « Mois de Travail » que le Gouvernement organisera tout le long du mois de mai, sous le thème :

« La justice sociale pour la promotion du travail décent : levier de développement économique de la République Centrafricaine ».

En effet, la République Centrafricaine vient de célébrer, à l’instar des autres nations du monde, le 1er mai 2025, la 139ème édition de la « Fête Internationale du Travail », en reconnaissance des actions entreprises par les travailleurs, acteurs du monde économique et social afin d’améliorer leurs conditions fondamentales de vie, poursuivre les objectifs de la justice, de l’équité sociale et du développement.

Nous avons choisi ce moment historique pour honorer les travailleuses et travailleurs qui ont apporté une plus-value au relèvement social et économique de notre pays, et les personnes de bonne volonté qui se sont distinguées, en faisant la promotion de la valeur du travail.

Comme j’ai déjà eu l’occasion de le rappeler, cette valeur cardinale tire son essence dans l’action individuelle et collective de tous ceux qui, par leur génie créateur, font fonctionner nos administrations, nos services sociaux de base, nos entreprises, notre commerce, notre artisanat, notre agriculture, notre élevage et nos activités forestières, et bien d’autres.

C’est en cela que je tiens à adresser mes vives félicitations et mes encouragements à toutes les travailleuses et tous les travailleurs qui ont apporté une contribution exceptionnelle à la stabilité, aux nombreux chantiers de la refondation de notre pays et à la modernisation de notre démocratie.

Je veux citer les corps de défense et de sécurité, les parlementaires, les conseillers économiques, sociaux et environnementaux, les magistrats, les travailleurs du secteur public et privé, les acteurs non-étatiques, les agriculteurs, les éleveurs, les promoteurs d’emploi, les commerçants, sans oublier les agences du système des Nations-Unies et les partenaires bilatéraux et multilatéraux qui appuient sans cesse nos efforts de développement de notre pays.

C’est pourquoi, je voudrais vous dire un grand merci, car c’est grâce au travail de chacune et chacun de vous, dans tous les secteurs d’activités, que notre pays est à ce niveau de son relèvement.

Chères Travailleuses,

Chers Travailleurs ;

Aujourd’hui encore, et dans le prolongement de cette fête du travail, nous nous réunissons pour poursuivre la réflexion approfondie sur « la justice sociale pour la promotion du travail décent », dans un environnement international en pleines mutations économiques, écologiques, numériques, sociétales et sécuritaires.

Le travail constitue une donnée centrale pour la réussite des projets de transformation positive de notre pays qui s’oriente résolument vers l’émergence d’une nation forte autour d’une économie structurée et florissante, solidaire et culturellement avancée.

De plus, le travail est inscrit dans notre triptyque national : Unité-Dignité-Travail. En cela, il constitue notre ADN républicain et nous rappelle à ses valeurs.

Pour ma part, je me félicite d’avoir engagé, en juin 2018, lors du « Sommet Mondial sur le Travail Décent », en marge de la 107ème Session de la Conférence Internationale du Travail, à Genève, en Suisse, notre pays à promouvoir l’idéal de la paix, de la réconciliation nationale et le travail décent en République Centrafricaine.

Pour rappel, l’agenda du travail décent repose sur 4 piliers:

– la promotion de l’emploi et de l’entreprise ;

– l’extension de la protection sociale ;

– la garantie des droits au travail et;

– l’enracinement du dialogue social.

Pour ce faire, je vous invite, tout au long de ce mois du travail, à réfléchir sur comment :

-renforcer la résilience de nos sociétés à travers des coopérations et des stratégies efficaces et réalisables afin de combattre les inégalités à l’heure où le monde fait face à divers défis, notamment le défi de financement durable des systèmes de protection sociale, de création d’emplois pour nos jeunes, de transition juste et équitable ;

-assurer la cohérence des politiques économiques et sociales dans le cadre de notre Plan National de Développement dans la mesure où les politiques économiques, à elles seules, ne permettent pas de parvenir à une croissance inclusive et à la justice sociale, et plus encore de lutter efficacement contre les inégalités, si elles ne tiennent pas compte de la dimension sociale.

D’où la nécessité de jeter les bases de collaborations futures susceptibles de stimuler des partenariats renforcés, centrés sur l’alignement entre la croissance économique, la création d’emplois et la justice sociale.

-favoriser le dialogue social pour une prospérité partagée à travers des approches collectives afin de relever les défis sociétaux, en mettant l’accent sur le rôle indispensable du dialogue social pour parvenir à la justice sociale, y compris en promouvant la négociation collective.

Personne ne peut douter que l’action concertée de tous les partenaires sociaux, de tous les partenaires au développement, peut conduire à une prospérité inclusive, garantir l’égalité des chances et contribuer au développement durable.

Cette action concerté favorise l’adoption ou l’élargissement d’initiatives qui contribueront à renforcer les institutions de dialogue social et doteront les organisations d’employeurs et de travailleurs des outils nécessaires pour relever de nouveaux défis et saisir de nouvelles opportunités.

Dès mon accession à la magistrature suprême de l’Etat, en 2016, j’ai impulsé de grandes réformes, avec le soutien des partenaires techniques et financiers.

Je voudrais en rappeler quelques-unes aujourd’hui, en lien avec la justice sociale et l’agenda du travail décent.

Afin d’améliorer le climat des affaires, garantir un meilleur cadre des droits au travail en favorisant la création d’emplois durables et productifs notamment les emplois verts, répondre aux évolutions sociales et économiques alignées à nos ambitions d’une 7ème République souveraine, innovante et cohérente, nous avons entamé la validation d’une nouvelle loi portant Code du Travail de la République Centrafricaine.

Pour finir, afin de lutter contre le chômage des jeunes et des femmes, nous avons entamé la réforme de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle à travers un mécanisme conjoint.

Celui-ci permettra au Ministère en charge de l’Enseignement Technique et le Ministère en charge de la Formation Professionnelle d’apporter une assurance-qualité dans nos centres de formation publics et privé par le biais de l’apprentissage.

Pour répondre à la question de l’Adéquation Emploi/Formation, cette réforme est engagée très étroitement avec le secteur privé grand pourvoyeur d’emploi.

– Chères Travailleuses ;

– Chers Travailleurs ;

Vous conviendrez avec moi que toutes ces réformes ont été animées par le principe de justice sociale et d’équité afin de créer un climat des affaires plus favorable au développement économique.

De plus, je n’ai ménagé aucun effort en engageant le Gouvernement à éveiller, à informer et à guider la conscience collective des travailleurs, en les mobilisant dans une lutte commune pour l’indépendance réelle et la libération de notre nation, pour la prospérité et le bien-être du peuple chère à notre 7ème République.

Ainsi, dans la perspective de ma vision « Prospective 2050 » et sous mon impulsion, le Gouvernement a adopté en septembre 2024, le nouveau Plan National de Développement (2024-2028) pour la période 2024-2028.

Ce Plan consacre une priorité au « à la Formation du Capital Humain et au Développement Social» afin de concrétiser mon engagement social au service de la nation.

Il s’agit de créer un cadre propice pour l’emploi des jeunes, de promouvoir la formation professionnelle et l’apprentissage de qualité pour soutenir la croissance économique.

Aussi, le Gouvernement a fait adopter en septembre 2024, le premier document-cadre de la Politique Nationale de la Protection Sociale qui s’avère aujourd’hui être un des cadres prioritaires d’orientation stratégique de toutes les actions en faveur de la justice sociale et de l’équité, de promotion du genre et de la protection de tous.

Dans le cadre de la coalition mondiale pour la justice sociale, j’ai impulsé l’adhésion de notre cher et beau pays, la République Centrafricaine, à l’Alliance 8.7 comme pays pionnier de lutte contre la traite des êtres humains, le travail forcé et les pires formes du travail des enfants.

Afin de garantir une vision cohérente en matière de formation du capital humain et de création d’emploi productif et durables, le Gouvernement a adopté la deuxième génération de la Politique Nationale de l’Emploi et de la Formation Professionnelle.

La mise en place de ces documents politiques prouve à suffisance que nous sommes en phase avec la justice sociale pour la promotion du travail décent qui implique le respect des normes du travail, des emplois productifs et durables, le développement des compétences, la protection sociale et le dialogue social.

Par ailleurs, le Gouvernement, à travers le Ministère en charge de l’Emploi et de la Formation Professionnelle a lancé le programme de la « Main Tendue du Professeur », un renouveau du contrat social, en pleine expérimentation et qui fait progressivement ses preuves sur le terrain.

Il s’agit là d’une nouvelle impulsion pour offrir à nos jeunes une nouvelle perspective d’insertion socioprofessionnelle sur la base de ” la formation tous azimut”.

L’exemple de l’implémentation de cette vision est le Centre pilote de formation en transformation agroalimentaire des produits locaux de M’baïki, dans la Lobaye, qui est la matérialisation de notre volonté d’industrialiser notre économie afin de stimuler la productivité en introduisant de nouvelles techniques et technologies, créer des emplois, rehausser les compétences de la main d’œuvre, favoriser l’économie formelle, améliorer l’économie en général et participer à la stabilité sociale.

Distingués invités ;

Mesdames et Messieurs,

La 7ème République est aujourd’hui en marche et elle compte réussir son pari avec la pleine participation des travailleurs et des entreprises qui pourront se consacrer au développement de notre économie et en renouvelant sa contribution pour le bien-être des populations que nous voulons construire ensemble.

Ce faisant, nous donnerons davantage un nouveau sens à notre tradition du « 1er Mai » Journée internationale du Travail et nous ouvrirons un merveilleux chapitre dans l’histoire de notre pays.

Pour cela, nous devons maintenir notre engagement à respecter l’esprit des travailleurs intègres et à promouvoir la valeur du travail, afin de recueillir une énorme force positive pour le développement de l’économie et de la société centrafricaine, à défendre les intérêts du peuple souverain, principal acteur du changement, force motrice et fondement essentiel du développement, qui est au cœur des priorités du Gouvernement.

A propos des réformes audacieuses, le Gouvernement doit poursuivre et intégrer au cœur des politiques publiques une série de questions portant sur le travail, l’emploi, la formation professionnelle de qualité, la sécurisation juridique du climat des affaires, le renforcement de la protection sociale contributive et non-contributive et la couverture santé pour tous.

Accorder l’attention aux besoins des groupes particuliers tels que les travailleurs domestiques, les enfants travailleurs, les travailleurs migrants, les travailleurs issus des peuples autochtones et tribaux, les travailleurs handicapés, les travailleurs indépendants dans le strict respect des textes nationaux et des Conventions Internationales de l’Organisation Internationale du Travail ratifiées par la République Centrafricaine.

Très Chers Compatriotes ;

Acteurs du monde du travail,

Comme je l’avais annoncé au lancement de la 3ème Edition du Mois du Travail 2023, en ces mêmes lieux, plus que jamais, le moment est venu de faire en sorte que le « travail », troisième valeur cardinale de notre devise nationale soit libératrice des énergies créatrices et des énergies de l’intelligence et une synergie d’actions qui convergent vers le développement socio-économique de notre pays.

J’exhorte tous les acteurs du monde du travail à s’unir pour un dialogue constructif, afin d’identifier les bassins d’emplois pour nos jeunes et à les orienter vers les filières porteuses pour anticiper sur le travail de demain tout en accompagnant la question de l’employabilité qui demeure un défi majeur.

Aussi, je demande aux partenaires au développement de capitaliser les acquis des éditions du « Mois du Travail » pour soutenir le programme du Gouvernement en matière de justice sociale et de travail décent afin d’ouvrir de nouvelles perspectives visant l’appui aux promoteurs de toute initiative allant dans le sens du bien-être social et collectif de nos populations.

Sur ce, je lance les activités de la 4ème édition du Mois du Travail 2025 en République Centrafricaine.

Je vous remercie.

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